Portrait de Françoise Louvigny
Pour conclure cette semaine de mise à l'honneur de 9 profils de femmes inspirantes et engagées en faveur du sport en Pays de la Loire, nous vous proposons le portrait de Françoise Louvigny, retraitée et toujours active au sein du club Angers Budo Karaté (ABK).
Françoise Louvigny : La transmission comme combat
À 73 ans, Françoise Louvigny incarne une vie entière dédiée au karaté. Retraitée, et toujours active au sein de l’Angers Budo Karaté (ABK), elle est 6ᵉ dan et titulaire du BE2. Ex-professionnelle du karaté, elle fait partie des plus hauts gradés de la discipline : elles ne sont que deux femmes à ce niveau dans la région. Un parcours rare, forgé par la passion, la persévérance et le courage.
Professionnelle depuis 1987, Françoise a enseigné pendant vingt ans le karaté à l’Université d’Angers, formant de nombreuses ceintures noires et contribuant aussi à la création de clubs dans toute la périphérie angevine. En parallèle, elle s’engage très tôt pour développer la pratique auprès des femmes : self-défense, accès au sport, épanouissement personnel. Donner des outils, redonner confiance, créer des espaces où les femmes peuvent se sentir légitimes : telle a toujours été sa ligne de conduite.
Depuis sa retraite en 2014, son engagement ne s’est jamais interrompu. Arbitre nationale, formatrice, membre de la commission des grades, responsable de la formation des instructeurs, elle continue de transmettre avec la même exigence. Elle crée également une section spécialement destinée aux personnes disponibles en journée et œuvre depuis des années pour un karaté plus bienveillant.
Militante de la mixité, elle a travaillé avec les écoles et les équipes pédagogiques pour proposer un sport accessible à toutes et tous, non sans obstacles. « J’ai dû me battre toute ma vie pour être reconnue. » Sexisme, réflexions déplacées, mise à l’écart : Françoise a tout connu ! Pour être crédible, elle a souvent dû être « au-delà du niveau demandé ». Soutenue par des professeurs engagés et par son mari, elle n’a jamais renoncé.
Aujourd’hui encore, elle développe des projets tournés vers les femmes, comme des actions de self-défense à l’occasion du 8 mars, et cherche à créer de la solidarité entre pratiquantes. Ce qui la motive, profondément ? Le contact humain !
Inspirée par Gisèle Halimi et son sens intransigeant de la justice, Françoise transmet un message clair aux jeunes filles : persévérer, malgré les embûches, et ne jamais se laisser enfermer par le doute ou le regard des autres.
Pour elle, le sport incarne le courage des sportifs et la beauté du geste.
« Je crois que l’engagement, pas seulement féministe mais l’engagement à part entière, permet de durer. » Gisèle Halimi
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